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Le Bouscat en 1906

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Historique du Bouscat

Les armoiries de Saint SeurinLa première mention sur le Bouscat inscrite dans le registre de la Comptablerie de Guienne raconte qu'en 1180 Arnaud d'Illac Seigneur de Castel Endorthe donna une parcelle de forêt au chapitre Saint Seurin de Bordeaux.

" Le chapitre Saint Seurin possède dans ce territoire le lieu ou était la forest du Boscat qui lui fut donnée par Arnaud Dillac seigneur de Castel Endorte l'an 1180. Pour le chauffage des chanoines, sous la réserve de la Directe, laquelle il n'eut pu aliéner sans une permission expresse du Roy, attendû les droits que sa majesté aurait sur la dite forest, ainsi qu'après au registre de la Comptablerie de Guienne au livre Cotte A fol 41 et 101. Cette forët qui ne subsiste plus, compose a présent des maisons, jardins, et une étendue de vignes et comprend les tenemens du haut village du Boscat de Pelege et du Parey. Sortie Declamoron ce qui peut composer environ la vingtième partie du territoire du Boscat (.). (.) Cette partie de forest donnée au chapitre commençait vers l'occident au lieu ou est à présent le haut village du Boscat et s'étendait vers levant jusque au canton de la Rode et aux tenements de picheboux appartenant à Monsieur l'archevêque et a autres tenements des seigneurs de la Rivière et de la Lande, elle était borné au midi par le chemin de Bordeaux à Blanquefort. Et vers le nord au chemin qui va de Bordeaux à Bruges passant par la place Dumay du Bouscat, ce qui pouvait composer l'étendue en longueur d'environ mille pas (891,60 m). Sur cinq cent pas dans la plus grande largeur (445,80 m), se terminent en pointe dans ses extrémités au levant et couchant cette forest parvenait d'autant plus considérable qu'elle n'était qu'à un petit quart de lieu de la porte Saint Germain (1 km) " Extrait d'un texte de la 2ème moitié du XVIIIème siècle " Enoncé Des Prétendus Droits du chapitre Saint Seurin dans l'étendue de cette Paroisse "
La Mairie et l'égliseSelon de nombreux textes datés pour la plupart du milieu et de la fin du XVIIIème siècle, le chapitre se serait arrogé différents droits auxquels il ne pouvait prétendre.
Il avait donc des bois qu'il avait inféodé à différents paysans à charge pour eux d'approvisionner le chapitre en bois de chauffage. Lorsque le bois vint à manquer, les paysans furent contraints de payer en argent et en corvée leur "loyers" au chapitre.
Il sollicita par un arrêt du parlement de Toulouse, daté de 1678, le droit d'indiquer les vendanges. Or ce droit dépend de la Haute justice que possède les jurats de Bordeaux, le chapitre n'ayant que la Basse justice. "Ce serait donc plutôt aux différents seigneurs d'indiquer les vendanges".
Il a tenté par tous les moyens de prendre possessions de terres qui ne lui appartenaient pas.

De nombreux procès ont été intentés par le chapitre qui refusait de laisser partir le moindre lopin de terre. Les plus connus et ceux dont il reste le plus de documents concernent la propriété du Castel d'Endorthe (Castel d'Andorte).
Possesseur d'un petit lopin de terre au début du XIIe siècle, le chapitre de Saint Seurin a su, au cours des siècles et par voie de conquête, agrandir son territoire.
Le Castel d'AndorteLes habitants du Bouscat, pour la plupart vignerons, tonneliers ou négociants devaient comme tous vassaux du chapitre lui rendre hommage tous les ans au jour de la fête de Saint-Seurin. A la Révolution, les possessions du chapitre deviennent biens nationaux, la forêt a laissé la place aux vignes, aux habitations et aux maisons de campagne des négociants bordelais.
Mairie du Bouscat - B.P. 20045 - 33491 Le Bouscat Cedex
Téléphone : 05 57 22 26 66 - Fax : 05 57 22 26 72